‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiques (volume 3)Chapitre 55 sur 58 · ENCORE · texte numérisé non relu

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du moins, de pareilles cessions n'auraienl pas de graves inconvéniens ; si, de plus, elles n*excèdent pas le pouvoir du Directoire exécutif. Passant ensuite à des considérations plus importantes, ou pourra s'enquérir si la distribution des honneurs publics peut jamais regarder, en quoi que ce soit, le citoyen Panckoudie , considéré comme libraire, c<»nme éditeur, comme entrepreneur, comme traducteur, ou même, s'il le veut absolument, comme Puissance alliée de la France. On afiBrmera que le Directoire exécutif lui-même ne peut dé- <:emer les honneurs publics; et que cette attribution solennelle appartient exclusivement au Corps législatif. Enfin, les républicains sévères ajouteront que des honneurs publics de cette nature, décernés à des hommes vivans, ne conviennent pas trop dans une République où, par un article formel, (larticle 368), la constitution interdit « toute marque distinctive qui rappelle des fonctions antérieurement exercées, ou des services rendus. « Sur tout cela, je ferai observer au citoyen Panckoucke que, s'il a suivi « ouvertement les drapeaux du royalisme » , selon ses ingénieuses expressions, il a fini pointant par adopter la constitution de Tan III , et par « reconnaître la république française franchement et sincèrement ». Il a fait sa paix avec elle , à Texem-

LE CITOYEN PANCKOUCRE. 469

pie du roi d'Espagne , du roi de Prusse et du roi de Sardaigne ; mais il avouera du moins que ses augustes confrères ne lui ont pas donné celui de violer la constitutioi> française.

Le citoyen Panckoucke me répondra victorieusement ^ je le sais, qu'il a négligé de la lire; que, lorsqu'on est membre du jury d'instruction , éditeur de Y Encyclopédie méthodique y propriétaire de la Clef du cabinet des souverains , libraire , entrepreneur, auteur ou collaborateur d'une traduction du Tasse , d'une traduction de l'Arioste , et, qui plus est, d'une traduction du Richardet, a qui s'imprime a Paris, chezPlassan»; tourmenté, d'ailleurs, ce de grandes pensées», occupé de deux ou trois ponts, d'une vingtaine de statues et d'un péage de trente ans , on n'a pas le temps d'examiner ces petites questions politiques. Elles intéressent, il est vrai, la constitution , les droits du Peuple et ceux du Corps législatif, la liberté publique et peut-être aussi le sens commun; mais il est impossible de songer à tout. Je sens bien encore qu'en sa qualité de traducteur de l'Arioste le citoyen Panckoucke a cru pouvoir lui emprunter son hippogriffe, et voyager un peu dans les nues : quoi qu'il en soit, il faut finir par en descendre ; et le public en tombe à la lecture de ces Lettres plus que singulières.

470 E>CORE LE CITOYEN PANCI^OUCKE.

Si )'auteur Toul^it se donaer U peine de lire ce qo'il écrit, p«-ut-€tre il perdrait quelque chose des grâces et de l'origiDalité de son stjle; mais probablement il serait plusd'acoord avec la raison. C'est ui>e paiï qui lui reste à faire; et j'exhorte ouvertement le fidèle allié de la république française à la conclure au phis tôt Jranchement et sincèrement.

FIB un rOVE IV DES OEUVRES AliClEKHES.

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DES MATIERES CONTElfU«6 DANS CE VOLUME.

MELANGES

LiiscouKS sur les progrès des connaissances eu Europe , Page 3

Discours prononcé à TAthénée de Paris 4^

Leçon sur les anciens Fabliaux français 88

Leçon sur les Romans français, etc. etc 128

Discours prononcé aux funérailles de M. Lebrun (Écou-

chard.) 168

Rapport sur le grand prix de littérature, 1810 171

Analyse du Lycée de La Harpe 175

Réflexions sur la tragédie de Fénélon 207

Analyse de VOEdipe à Colone de Ducis ai8

Fragmens sur les unités de jour et de lieu dans les

poëmes dramatiques a37

De la vraisemblance théâtrale 245

Observations sur le projet d*un nouveau Dictionnaire de

la langue française, et sur celui de l'Académie a5o

— sur une édition des OEuvres de Boileau 258

— sur une édition des OEuvres de J. J. Rousseau 277

Notice sur la Puissance temporelle des papes 282

IxUre aux a

uteursdn Joiiroal de Psris,

do

MELANGES

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