‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiques (volume 4)Chapitre 117 sur 178 · CHAPITRE VII. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. a

à , tout seconde un poète : rharmonie des noms recs et des noms asiatiques, la solennité de Téxpie, la renommée lointaine des héros, Tautolé de rhistoire, le charme et la magnificence B l'antique mythologie. Glover, il y a soixante is , traita ce beau sujet en Angleterre , sous le DiD de Léonidas; et ce ne fut pas sans succès.

est à présumer que M. de Fontanes réussira 'une manière phis éclatante. Il a lu dans nos lances publiques plusieurs fragmens de la Grèce Uii^ée. Un style harmonieux et correct, une préisîon nerveuse , une versification savante sans 3cherche , embellissent ces fragmens ; et , comme exigeait l'époque la plus brillante des républiues grecques, les vers respirent à la fois l'enlousiasme de la poésie et celui de la liberté, uisse ce grand ouvrage arriver bientôt à son srme! On a droit d'espérer qu'il soutiendra cette loire poétique léguée par Malherbe à ses successurs, et qui , de classique en classique, s'est consrvée chez les Français durant deux siècles, tou- >urs fidèlement recueillie , toujours enrichie de ouveaux trésors.

Dans l'épopée héroï-comique, nous ne sommes as contraints de nous borner à des espérances ; t déjà notre littérature possédait deux chefs- 'œuvre en ce genre. Le fi:'oid Tassoni fut effacé »ar Despréaux , qui , cette fois indulgent , l'ho-

nora de quelques louanges ; et , quel que soit le génie de l'Arioste, Voltaire, en luttant contre lui, s'est montré du moins son égal. M. de Parny n est pas indigne d'être cité après ces modèles. Le pas que nous avons à franchir semble peut-être un peu difficile; toutefois il n'est ici question que du mérite littéraire. Un zèle pieux, en se croyant obligé d'être sévère, peut usurper le droit d'être injuste; l'envie, pour user du même droit, emprunte le langage et le masque de l'hypocrisie. Circonspects, mais appréciateurs du talent, nous ne voulons scandaliser aucune conscience , ni partager aucune injustice. Il y aurait une réserve ridicule à ne pas nommer la Guerre des Dieux ^ comme il y aurait une insigne malveillance à nier les beautés qui brillent partout dans ce poëme: il est soutenu d'un bout à l'autre par ce merveilleux si essentiel à l'épopée, quoi qu'en dise Marmonfel. Comment n'y pas reniarquer une composition originale, le dramatique jeté sans cesse ati milieu des récits, l'art d'enchaîner les phrases poétiques, le naturel et pourtant la sévérité des formes dans cette longue suite de vers de dix syllabes, d'autant plus difficiles à bien tourner qu'ils semblent aisés aux plumes vulgaires! Comment n'y pas louer surtout cette foule d'heureux détails, les uns sur un ton élevé que n'avait pas encore essayé M. de Parny, les autres plus doux

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