‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiques (volume 4)Chapitre 23 sur 178 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

«rnbrasse tous les temps et tous lesiieux: ellcrest invariable, puisqu'elle ne modifie jamais ses préceptes : elle est évidente, raisonnable, juste, puisqu'elle est démontrée à tous, accessible à la raisou de tou$5 conforme à l'intérêt de tom : elle est pacifique; en efFet, si elle était observée, toutes les dissensions seraient bannies de la terre : elle est bienfaisante ; car c'est uniquement par elle que chaque homme, chaque société, l'humanité entière, pourraient atteindre au plus haut degré de bonheur dont notre nature soit susceptible : enfin y elle est suffisante, puisqu'elle renferme tous les emplois avantageux des facultés de l'homme, et, par conséquent, tous ses devoirs. M. de Volney passe ensuite aux bases de la morale, aux notions du bien et du mal , du vice et de la vertu. Il distingue les vertus en trois classes : les vertus individuelles, ou qui servent à la conservation de l'individu; domestiques, ou qui sont utiles à la famille; sociales, ou dont les avantages embrassent toute la société. C'est à ces dernières qu'il donne le plus d'éloges et le plus de développemens. Telle est l'idée générale de cet ouvrage important , quoi^ qu'il ait peu d'étendue. Les idées en sont serréeis; le style en est ferme; an y remarque ce choix sévère et cette propriété d'expressions dont les philosophes de l'école française ont donné tant de beaux exemples.

7> UTTEKATCKE FKAKCAISE.

Le Catèchime wVionW de Saini-Xi JM bgft nVst €|a*iiiie sgctiop de soo çraoïd m f ijg ey intitidé: Principes des iu'bij cAez ftjlur ier iwitfiMtf , et dmaé en six psvtîes. La premîèfr* i|ai a pour titre Anafyse et tHomme^ est pliilDt de ndcoloeie que de la morale piopreawnt ifite. L^aoteur y expBque la nature des sens, celle des sensations les plus habîtoelles, et Foraine des pansions «xmsidcrées en générât L'anahrse de la fenune est l'objet de la seconde partie, qui présente nne composition moins sércre : c*est nne suite d*entretiens de mademoiselle de Lenclos avec Bemicr, élèire du philosophe Gassendi , et To^n^enr assex renommé. Ces entretiens ont de Fintéret; et les denx interlocuteurs exposent habilement^ soit la manière de sentir particulière aux femmes, soit les nuances qui distinguent les mêmes passions en des sexes dont Forganisation n*est point la même. Dans la partie soirante, intitulée la Raison y ou PonAîU' mas y trois mandarins chinois, supposés fiMidateurs de la colonie de Pœithiamas , enseignent aux citoyens de leur république les élémaas de la philosophie rationnelle , et font Féducation d'un peuple de sages. La quatrième partie est consacrée au catéchisme universel : c'est de beaucoup la meilleure de Fouvrage; peut-être même est-elle sans défaut. Une idée saine et lumineuse y éclate : les vices sont des passions nuisibles a nous et aux

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