CHAPITRE V
jours judicieuses, et quelquefois d'une grande portée. Quant à i exécution générale, la manière de Fauteur est large et grave : la chaleur n'est pas sa qualité doniinante; mais il a souveut de la uobles3e; et, dans ce qui concerne Tbistoire naturelle de la Suisse, partie traitée de main de maître , son ^tyle s'élève à des formes majestueuses , dont la trace est facilement aperçue dans la traduction. I/ouvrage est dédié à tous les confédérés de la Suisse. Cette dédicace, que l'auteur Élit à ses pairs, n'est pas d;un ton subalterne : on y remarque^ comme en tout le reste du livre, un pn)foad sentiment de liberté , et , ce qui pourrait à l'audyse se trouver encore la même chose , un grand respect pQur le genre humain. Nous sommes fichés que le traducteur ait cru devoir garder IV aonyme : il mérite à la fois des remercimens et des louanges. Nous avons une autre histoire des Suisses, composée plus récemment dans notre langue.: f41e est de M. Mallet, connu depuis longtems par son histoire du Danemarck. Les parti- Gulaiités relatives aux différentes villes de la Suisse n'^trent jpoint dans le pian de l'autair. Il s'attache uniquement à Tensemblç de ta confédération belvétique« Tout l'espace que parcourt Muller est ici renfermé dans le premier tome. Trois autres ifoluroes contiennent les événemens écoulés depuiik le milieu du quinzième siècle jusqu'au
(KoYreft poftthnmcs. III. I ^
moment où l'auteur écrit. C'est iloiic une his cumplète, mais peu détaillée. Le style en est omemens : toutefois elle se ^t lire, et peu lisfàire cette classe nombreuse de lecteurs i des éléraens suffisent. Quant aux hommes qui de l'histoire une étude , c'est l'cavrage impo de Midler qu'ils aimeront à consulter.
L'histoire des républiques italiennes du m^ âge offrait un sujet ■ difficile. En le trait M. Siraonde de Sismondî a rendu un véril service à notre littérature. L'ouvrage coram à la fin du cinquième siècle , et s'arrête un avant le milieu du quinzième ; mais son tei ainsi que l'annonce l'introduction, sera l'épi où , cent ans plus tard, la souveraineté de la cane deviendra le partage héréditaire de la son de Médicis. Les huit volumes que l'autt déjà publiés présentent l'histoire générait l'Italie durant plus de neuf siècles. En parcou ce long espace, il distribue sans confusior évéhemens écoulés dans une foule de cités < bres : événemens aussi nombreux que varié:
qu'il ne lui est pas toujours possible d'encba ensemble. Il montre, dans les premiers âge:
gouvernement républicain reprenant à R quelque ombre d'existence, et cherchant maintenir à côté du pontificat; Naples, Gs Amalfi, Venise, Pise et Gènes, se forman