‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 108 sur 266 · ACTE V, SCÈNE IV. iSg · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IV. iSg

GLIÉRAG.

Vos complices encor ne sont pas déclares.

JEAN CALAS

ITétant point criminel , je n'ai point de complices.

CLÉRAC

Le ciel vous punirait par d'étemels supplices. Avouez tout.

IBAir GALAS.

Je sens que de pareils aveux Flatteraient votre oreille et combleraient vos vœux : Je deviendrais coupable; et ce mensonge impie Ftétrirait justement le terme de ma vie.

ChiKAC.

Quoi ! sans remords, cruel , au' moment de là mort !

JEAN GALAS

Vous m'appelez cruel ! vous parlez de remord !

CLÉRAC

A l'endurcissement votre cœur s'abandonne !

JEAN CALAS

Je vous pardonne tout; que le ciel vous pardonne!

Vous , peuple dont l'erreur me conduit au trépas ,

Adieu ; peut-être un jour vous pleurerez Calas.

Adieu, ville natale; adieu, chère patrie,

Où j'ai vu s'écouler le songe de la vie.

iLe temps fiait; Dieu m^appelle; et mon cœur tramspotté

S'arrête avec respect devant l'éternité.

Fort de mon innocence , il me reste un refuge ;

Jean' Galas est absous par l'infaillible juge.

i6o JEAN CALAS.

Tai vécu, j'ai souffert; il faut encor souffrir!

( On entend la cloche. )

Ma femme, mes enfans, adieu; je vais mourir.

( Jean Calaa est snivi d*nne grande partie du peuple qui i«?i«at afiae

le Eeligienz. )

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