‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 114 sur 266 · ACTE I,^ SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE I,^ SCÈNE IL

GRACGHUS.

Arrête, el songe enfin que ce discours me blesse. Youdniîs-tu des tyrans jn'inspirer la fisiblessé? On les voit adorer de coupables beautés ; A leurs pieds chaque ^our diangeant de volontés , De leurs vœux inconstans écbos toujours fidèles , # N'entendre, ne penser, et n'agir que par elles ; Tandis que sans pudeur, régnant par les désirs, Elles vendent l'état pour payer leurs plaisirs. Une ame citoyenne, un fils de Cornélie, Sait aimer son épouse et chérir la patrie :

A ces deux sentimens je cède tour-à-tour ; Mais l'intérêt public marche avant mon amour.

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