SCÈNE PREMIÈRE
liE MAIRE , LES OFFICIERS MUNICIPAUX , CITOYENS
vrtos en gardes nationaux , VIEILLARDS, dont qaelqnesvona
sont Tétqs en soldats invalides 9 FEMMES ^ EUFANS.
CHOBUa.
JL) I £ u du peuple et des rois, des cités, des caniptgiies.
De Luther , de^ Calvin , des en&n^ dlsraël ,
Dieu que le Guèbre adore au pied dettes montagnes.
En invoquant l'astre du oîàl ! > \ Ici sont rassemblés sous ton regard kniiepse De l'empire français les fils et les soutiens , . Célébrant devant toi leur bonheur qui commence , *
Égaux à leurs yeux comme auit^ tiens !
aa4 L£ CAMP D£ GRAND-PRÉ.
LE MAIRE
Goûtez , républicains , les douceurs cfe la trêve Qui vient d'être accordée aux ennemis vaincus ; Du Finistère au Var la nation se lève , Et vous verrez bientôt les tyrans abattus.
Notre force les environne; Vos che& , votre vaillance , et les monts de l'Ârgonne
Sont les garans de nos succès.
Ne craignez rien d'un roi barbare ; Du camp de ses guerriers TAisne en vain nous sépare; La Liberté chez eux saura trouver accès :
De nos législateurs les généreux décrets  Guillaume , à Brunswick ,. porteront ies alarmes ;
Les soldats poseront les armes ,
Et voudront tous être Français !
CHOEUR
Soleil , qui y parcourant ta route accoutumée , Donnes , ravis le jour , et règles les saisons , Qui j versant des torrens de lumière enflammée
Mûris nos fertiles moissons ; Feu pur , œil étemel , ame et ressort du monde , Puisses-tu des Français admirer la splendeur ! Puisses-tu ne rien voir, dans ta course féconde,
Qui soit égal à leur grandeur !
Malheur au despotisme f et que l'Eurppe entière , Du sang des oppresseurs engraissant ses sillons , Soit pour notre déesse un vaste sanctuaire ,
Qui dure autant que tes rayons ! ,