‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 178 sur 266 · ACTE n,*ÇÈ]SE III · texte numérisé non relu

ACTE n,*ÇÈ]SE III

J'éprouve de l'efFroi, mais un secret plaisir: Je peqx jquir en paix 4e ma inélfai0ttie.

Ah ! mon cœur yeut .toojoai^ ce que veut Aqiélie. Je vous laisse à regret : vous l'ordonnez. Adieu.

SCÈNB III.

HÉI^OÏSE, AMÉLIE.

Mes sens sont accablés dans cet horrible lieu. Ces arcs, ce souterrain, ce silence, cette ombre, Tout porte au fond du cœur yn abattement sombre. Sur CQtte pierre usée, un lugubre flambeau Semble de 30n feu pile éclairer un tombeau, ^i^en estt Hd. iQfi'as-tu feit , malbBttreuse victime? Et copiineQt ;peux-ta vivre au fo^ de cot abînie? Du pain ! de l'eau ! des fers ! je n'ose m'approcher : D'un iQtéi:at piiissapt mon cœur se seqt tquqher. Malgrétantde malheur ses trait^^sont pleins deçh^m€||. Ciel! 4e ^e^ yeux ferp>^Je jifois ççm^ des l^m^ ! Par Ç6l^i .qyi ypit toj^t c'cflt ^^ij^, onhl\é. Divine Providence , hunianité , pitié , Accourez, sauvez-la,. tan^ qu'elle çespire!

Tu g^i^L doi^nir !... :ici !... Je l'entends qqi sçmpjre ; Elle vient ^'^^qb^v^r sop pénible <SQ||)foeil.

ago FÉNÉLON^

HiLOiS£.

Quelle est donc cette voix qui cause mon réveil ?

AUÉLIE.

Je n'ai jamais été si téndranent émue.

H^LOÏSE

A mon oreille encore elle n'est point connue.

AMÉLIE

Je vous aime, et vous plains : n'ayez aucun efFroi.

HÉLÔÏSE.

Ah ! qui que vous soyez , approchez -vous de moi : Mais vos yeux sur les miens s'arrêtent en silence ! Vos pleurs compatissans coulent en abondance! Vous avez , je le vois , pitié de mes douleurs.

AMÉLIE

Vous m'attirez à vous, contez-moi vos malheurs. Ne craignez rien : versez dans mon ame attendrie Tous les chagrins amers de votre ame flétHe : Us sont déjà les miens ; je veux les partager, Et mes soins caressans pourront les soulager.

HJÉLOÏSE.

Vous voyez mon néant : vous plaignez ma détresse. J'ai connu des grandeurs la pompe enchanteresse , Vain éclat dont mes yeux n'étaient point éblouis. Des princes d'Arlemont le sang me fut transmis ; Comme eux j'ai vu le jour au sein de la Provence, Et le nom d'Héloise embellit ma naissance.

Ce nom, qu'ont illustré l'amour et le malheur^ Semblait de mon destin présager la rigueur.

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