‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 217 sur 266 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

TIMOPHANE.

J £ plains Tambitieux qui n'est pas insensible. Vertu, j'entends encor ton reproche inflexible! Chaque jour qui s'écoule ajoute à mes ennuis, Et tout Corinthe en pleurs m'éveille au sein des nuits, O souvenir d'un père! ô voix de la patrie!

Voix plus puissaifte encor d'une mère chérie; Exploits d'un frère absent, mais toujours redouté. Vous pesez à la fois sur mon cœur agité.

Quoi ! né républicain , je prétends à l'empire ! Timoléon combat, Timophane conspire!

Par la soif de régflif Timophane est vaincu !

35o TIMOLÉON. ,

Timoléon plus jeune a déjà plus Técu.

Aux bords siciliens , sur les mers de l'Afrique, Son glaive heureux et pur défend la république. Je crois déjà le voir, libre de soins guerriers, Sous le toit paternel , dédaignant «es lauriers. Déposant à nos pieds ses marques de victoire, Modeste et triomphant, m'accabler de sa gloire. Fàut-il que son nom seul m'épouvante aujourd'hui? Malheureux ! tu pouvais être aussi grand que lui !

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