ACTE II, SCÈNE V
Est digne de Corinthe et de la liberté :
Ils sauront de Denys tarasser Tinsolence :
L'honneur de mes succès n'est dû qu'à leur vaillance. J'ai tâché cependant de remplir mon devoir.
Au peuple souverain je remets mon pouvoir :
Je lui garde mon sang ; je lui donne ma vie : Jusqu'au dernier soupir soldat de la patrie, Je marcherai toujours aux accens de sa voix : Trop heureux de mourir en défendant ses droits !
( Il descend de la tribane.) LE CHOEUR.
Guerrier fidèle et magnanime , Cher à Corinthe qui t'entend, Reçois le seul prix qui t'anime :
Sois heureux ; us peuple est coifTEirT.
Reste encor le chef de l'armée ; Et dans Syracuse alarmée Ton nom vaincra nos ennemis :
Sur tes eqseignes immortelles ' La victoire étendra ses ailes , El les rois te seront soumis. •
TIMOLiO{r, àOrtagoras.
Des partisans du trône où se cache l'audace ?
GRTàGORAS.
Ils ne sont pM eocor descendus dans la place.
DÉM A.RISTE.
Ce parti méprisable...
384 TIMOLÉON
ORTâGORAS.
£st nombreux et puissant Mais il prépare un crime ; Antidès est absent.
DÉMARISTE.
Ijc voici.
TIMOLÉON
Quelle suite !
timoph^heI O ciel !
ORTAGORAS.
Quelle insolence!