‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 35 sur 266 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

^LISAlBETH.

Comme toi maintenant je ne fais que pleurer.

AVITE DE BOVLEN.

Combien tous ses discours ont de grâce et de charmes!

ELISABETH

Tu pleures !

AiriTE DE BOULEN.

Quoi ! sa main veut essuyer mes larmes 1^

ELISABETH

Mais d'où vient ta douleur?

ANNE DE BOULEN

Ah ! crains de le savoir.

ELISABETH

Quitte ce noir séjour.

AICNE DE BOULEN.

J'en sortirai ce soir.

ELISABETH

Quel est dotic le méchant qui te fait tant de peine ?

AirifE DE BOULEIf.

Un puissant ennemi m'accable de sa haine ; Pour prix de ma tendresse il a proscrit mes jours.

ELISABETH

Et que n'appelles-tu mon père à ton secours?

ANNE DE BOULEN

Son père !

ELISABETH

H te chérit ; il viendra te défendre.

54 HENRI VIIL

ANNE DE BOULEN

-. Lui ! tu le croift?

% ELISABETH

Mon père ! ah ! s'il pouvait m'en tendre !

On fait tout ce qu'il vmit.

t|f«^ ANNE DE BOULEN.

%it^\. Oui ; je le sais trop bieti.

ELISABETH

«S auprès de lui Tu ne me réponds rien ?

ANNE DE BOULEN

Enfant, n'hérite pas du malheur de ta mère ; Surtout dans ses rigueurs crains d'imiter ton père.

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