‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 4 sur 266 · JEANNE SEYMOUR, HENRI, GRAMMER · texte numérisé non relu

JEANNE SEYMOUR, HENRI, GRAMMER

COURTISAITS, PAGES, 6ABDES, aafonddapdaii.

HENRI

C'est vous, madame! vous! des ennuis les plus sombres Que votre aspect chéri vienne éclaircir les ombres : Embellissez , charmez par vos ^ns généreux

Mesjourspleinsd'ainertume,etplusbrillansqulieureux. Vous 9 que j'aime à revoir, pontife respectable. Vous savez le destin d'une épouse coupable :

Oubliez son nom même.

CRAMMER

II fut long-temps sacré.

Ce nom, Sire; autrefois vous l'avez adoré.

Le peuple anglais balance ; il estimait la Reine. Aurait-elle en effet mérité votre haine?

Un injuste soupçon peut tromper votre cœur, Et l'humaine prudence est sujette à l'erreur. Malheur au souverain que la vérité blesse !

Heureux le sage roi qui connaît sa faiblesse , Et qui, laissant fléchir sa douce autorité.

Cherche, accueille, encourage, entend la vérité! Soyez digne aujourd'hui du trône et de vous-même ; Ecoutez les conseils d'un peuple qui vous aime : a Sous vingt tyrans, dit-il, ces murs ensanglantés a N'ont vu que des forfaits et des calamités. <c Henri doit aux Anglais un règne moins sinistre, a Au lieu de tous ces rois , esclaves d'un ministre , a Nous voyons sur le trône un monarque chéri , « Ministre de son peuple , et roi sans favori ; « Protecteur de la foi, zélé pour sa défense , <c Mais des tyrans sacrés combattant la puissance, cr II a d'un grand exemple étonné l'univers : ' « Londres du Vatican ne porte plus les fers.

« Henri se repent-il de sa première gloire?

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