ACTE V, SCÈNE IV
HEimi.
D'éeouter la démence^ De révoquer, madame , ua arrêt rigoureux.
JEAVITE SETMOUR.
£h bien! ne soyez pas à demi généreux :
Vous ayez aux tourmens enlevé la victime;
Mais ce n'est point assez ; rendez-kii votre estime ;
Rendez-lui cet amour qui ne m'était point dû ;
En un mot , rendez-lui tout ce qu'elle a perdu.
Que deux fois votre main l'élève au rang suprême!
Le prix d'un tel bienfait sera le bienfait même :
Vous trouverez ce prix an fond de votre cœur ;
Enfin d'Elisabeth vous ferez le bonheur ,
Le mien j Sire, et le vôtre , et j'ose encor le dire.
Celui de vos sujets , celui de tout Tempire.
HENRI. 4
Ma gloire et mon amoiir sont tous deux offensés De ces vœux imprudens qu'ici vous m'adressez. Mon courroux s'est calmé : n^êtes-vous pas contente ? Dois-je encor m'avilir? ést-ce th votre àtfente? Me faut-il outrager la sainteté des loi^, ,
Devant l'Europe entière , aux yeux de tous les rofs ? CeHe qu^un jugement flétrit aujourd'hui même A-t*elle encore un front digne du diadème ?
A partager son sort m'osez-vous condamner ?
Boulen doit vivre encor ; j'ai pu lui pardonner , Pour vous , pour mes sujets, madame , et non pour elle Mais ce pardon suffit :. elle est trop criminelle. '
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Quand le pouvoir sacré de la religioa Les usages , les mœurs , Tantique opinion, Contre moi vainement placés dans la balance , Ont vu le peuple anglais m'obéir en silence; Quand le divorce enfin par mes lois fut permis^ Quel forfait Catherine avait-elle commis ? . ^ Je vous l'ai dit; un seul : de n'être point aimée ; . Le choix de son époux ne l'avait pas nommée.
A l'objet de ce choix mes jours furent unis : . Us sont empoisonnés ; mes bienfaits sont punis ; L'arrêt est solennel , et le crime est insigne. A rompre nos liens que Boulen se résigne :
Elle aura ma pitié; la couronne esta vous. * Tap^rçois le pontife; il s'avance vers nous. .