‹ Œuvres completes de M. J. Chenier: precedees de notices historiquesChapitre 70 sur 266 · ACTE II, SCÉN1& II. ro · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÉN1& II. ro

Il s'est t^dû famèû dkiii HioHàHàUe cM^lM De déféndt^ au bakrea^ les droits de ViûlaùàeDéè ; Et te fkiblé cfpprtttië chérit soii éloquenéé.

CLitAC, & b éèrrattté.

Vous, femme qui fleurez, ({ui glùki^séz tdùt b'ai. Approchez , répondez : vouff tenriez Jean Calas ?

LA SERVAlfTE.

U est vrai.

Cependant vous êtes tïatifttïqiie ?

LA SE&VAfTÏÉ.

Grâce au ciel.

Vota pofimez servir ilh hééétiqae !

fcA/S*iÉitAirtiS. ■• J'ai vécu biéki ldiig-téiÀ|» ; ihàis |e tt'ài pà^ ààMii . lyimiiiiiie pltk^ géîiél^eux, phrâ .rèàaplt ttte iëttù. Mon ùiàibrë et ^ôH éjpoû^ bût aidé llttfo^tùhe ; Ils n'oàt jàriiais trouvé sa detdaïidé im^rtohe. Lorsque féiitiriii chez eùi, au pied de léurb àutfels lis Vèttaiient de s'ùhit' par déà nœttds solennels. Hélas l (kétbc aM éûprSk , lé ciel , en sa ààlète , D'un époux femme fit uti malheurétki/pèré. * Je ttolttvaSs les fttiits de ce tèndlre Ken , Et le cœur maternel se confiait ail ïnieki.

Mes yeux furent témoins du jbur de leur naissance ; Ces mûns que vous voyez ont bercé leur enfance.

jo4 JEAN CALAS.

Pour mes soins chaque jour recevant des bîen&its , J'ai vu dans la maison l'innocence et la paix. Je ne m'attendais pas, non plus que vous, mon maiUref Que je verrais mourir l'enfant que j'ai vu naître ^ Ni qu'un jour des parens si bons et si chéris S'entendraiant accuser du meurtre de leur*fils.

GLIÊRAC.

Retracez-nous, vieillard, l'événement funeste.

JEA.lf CALAS.

Je vais donc ranimer la force qui me reste.

( Montrant Lavaine. )

Ce jeune homme à nos yeux est un de nos enfiins;

La plus tendre amitié me joint à ses parens :

Ce sont des nœuds formés depuis quarante années.

Il avait dans Bordeaux passé quelques journées ;

De retour en ces murs il venait nous revoir :

Nous étions réunis pour le repas du soir.

Ma femme auprès de moi, lui, mon second fils Pierre,

Et ce fils dont la mort perd sa famille entière.

Je me trouvais heureux environne des miens;

Et le temps s'écoulait en ces doux entretiens

Sans suite et sans apprêt , dont le désordre aimable

Reçoit de la nature un charme inexprimable.

Antoine cependant, rêveur, préoccupé,

Semblait d'un grand dessein profondément frappé.

Nous nous levoîis ensemble.

PIERRE GALAS

Y pensez-vous , mon père?

Page 1