‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 166 sur 279 · CHAPITRE XXXin · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXin

Aotm adei ineoostUatloiiods de la poUn.

La police se mêle des impôts : elletombe conn» concussionnaire sous l'article 56 de la Cluirti; mais de quoi ne se méle-t>elle pas? Elle inter* vient en matière criminelle : elle attaque les p» miers principes de l'ordre judiciaire , coroineiMni venons de voir qu'elle viole le premier prine^ de l'ordre politique.

A l'article 64 de la Charte, on lit ces iDOb: Les débats seront publics en matière avé nelk^ à moins que cette publicité ne soit êà^ gereuse pour P ordre et les mœurs ^ et damé

cas LS TBIBUNAL IB DBCLABB PAB UH mV MENT.

Si quelques-uns des agents de la police se \m vent mél^ dans une affaire criminelle, conoi complices volontaires, afin de pouvoir devol délateurs; si, dans l'instruction du procès, U accusés relèvent cette double turpitude qui teol aies excuser, en afToiblissant les dépositions dv témoin odieux, la police défend aux joumaoxil parler de cette partie des débats. Ainsi rtniM publicité n'existe que pour l'accusé, et n'exidl pas pour l'accusateur; ainsi l'opinion, qne la M a voulu appeler au secours de la conscience di juré, se tait sur le point le plus essentiel; lifli la plus grande partie du public ignore si le d» minel est la victime de ses propres eomploli)* s'il est simplement tombé dans un piège toii à ses passions et à sa foiblesse. Et nous pfèt» dons avoir une Charte! et voilà comme iMok suivons!

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