MARIAGE DE MON NEVEU
▲uMénU, I8IS.
Uaatel est prêt, la foule Tenvironne :
Belle Zélie , il réclame ta foi.
Viens ! de ton front est la blanche couronne Moins virginale et moins pure que toi.
J'ai quelquefois peint la grâce ingénue , Et la pudeur sous ses voiles nouveaux : Ah! si mes yeux plus tôt t'avoient connue, On auroit moins critiqué mes tableaux.
Mon cher Louis , chez la race étrangère Tu n'iras point t'égarer comme moi :
A. qui la suit la fortune est légère ; Il hm Tatteodre et l'enfermer chez soi.
Cher orphelin , image de ta mère , Au ciel pour toi je demande ici-bas Les jours heureux retranchés à ton père , Et les enfants que ton oncle n'a pas.
Fais de l'honneur l'idole de ta vie ; Rends tes aïeux fiers de leur rejeton , Et Vie permets qu'à la seule Zélie Pour un moment de rougir à ton nom.