SCÈNE VI
MARIE, LB CHOBUB DBS JBURBS FILLES
ISBABLITES.
(Celle scène est en partie déclamée, en partie chantée. Le choeur est divisé en deux demi-chœurs qui se placent l*un à droite et l*antre à gauche de Marie : le premier demlchcenr tient à la main des harpes, et le second , des tambours.)
PBBMIBB DEIH-CHOKIJB.
Imitons dans nos concerts Le pélican des déserts ; Jacob , ta gloire est passée , Et de ton Dieu la clémence est lassée.
SECOND DEIII-CHOEUB.
Au divin Maître ayons recours ;
A ses douces lois qu'on se range ;
Qu*il soit la vigne de secours
Où le pécheur toujours vendange.
Sa grâce est au cœur pur, au cœur religieux , Ce qu*est à nos autels un parfum précieux.
UN ISBABLITE DU PBEIIIER DEMI-CUQEUB.
PTespérons rien , pour finir nos souffrances , De ses bontés.
UNE ISBAÉLITE DU SBCOND DEHI*CHOEUB.
A ses clartés Pïous voulons rallumer nos vives espérances.
UNE ISBAiLITB SEULE.
Suspendons notre harpe , en ces temps de r^rets ,
Au palmier de la solitude.
Jourdain ! fleuve espéré , séjour de quiétude , Mes yeux ne te verront jamais.
Où sont les cèdres superbes, Liban , que tu devois au temple projeté? Jacob, de son Dieu rejeté, Rampe plus bas que les herbes
51S MOISIR, ACTE il, SCÈNE h
Dans le lit da tomot dascéohé par Tété.
DBUX ISAAEI.ITES.
Douloureux mystères D'un trépas caché, pleurons à la terre Moïse arraché.
Loin du frais rivage Oùfutsonbereeau, L'onagre sauvage Foule son tombeau.
Là plus JBUNB DB8 18BÀBLITES.
Mais qui me gardera sous Taile de ma mère? Moïse a disparu , Moïse étoit mon père. O terre de Gessen ! prés émaillés de fleura
Où je oueillois ma parure I Comme un jeune olivier privé d'une onde pure * Je languis et je meurs.
TOUT I.B CHCBUB.
Dieu nourrit de ses dons l'innocente eolombe, Le juste au temps marqué sortira de sa tombe.
D'Amalec les dieux mortels rïe peuvent renverser les desseins étemels.
UNB ISBàBLtTB.
Ma sœur, avez-vu cette superbe Arzane ? De quel regard profane Elle Insultoit nos autels!
UNB AUTBB ISBâBLITB.
Plus inconstante que les ondes,
Ses démarches sont vagabondes ; Ses lèvres et son cœur pour tromper sont d'accord ; Sadouce volupté d'amertune est suivie; Et quand sa bouche invite à jouir de la vie,
Ses pas nous mènent à la mort.
UI«B TBOISIÈMB ISRAELITE.
De nos jeunes guerriers le prince et le modèle , Nadab étoit auprès d'elle.
TOUT LB CBGBUB.
Ah ! fuyons , fuyons , mes sœiuv , Des passions les trompeuses douceurs!
TBOIS 1SBABL1TES.
me vous reposez point à la source étrangère ;
Buvez Tonde de vos ruisseaux. Qu'une épouse fidèle , à l'ombre des berceaux , Soit plus belle à vos yeux que la biche légèrel
TOUT LB CHOEUB.
Ah! fuyons, fuyons, mes sœurs, Des passions les trompeuses douoeursl
PBBIIIBB DEIII-CHQBUB.
L'homme mardie à travers une nuit importune.
SECOND DEMI-GHOBUB.
Attachons*noos au Djeu qui bénit l'infortune ;
UNB ISBàBLlTB.
Qui sur un lit de pleors mouillé Retourne le mourant , soutient son front livide ;
LA PLUS JBUBB DBS ISBABLITBS.
Qui mesure le vent h l'agneau dépouillé
Par le pasteur avide.
TQUT LB CHOSUB.
Ingrats mortels , en vain vous résistez Au Dieu qui vous conduit dans ses sublimes voiei,
' Et qui d'intarissables joies *
Rassasiera les cœurs en son nom oontristés.
MAIIIB.
Mes enfants, e*eat assez : allez , toujours dodks, Vous livrer au repos sous vos tentes tranquilles. Voici l'heure pesante accordée au sommeil : Tout se tait à présent sous les feux du soleil ; Les vents ont expiré : du palmier immobile L'ombre se raccourcit sur l'arène stérile; L'Arabe fuit du jour les traits étineelants. Et le chameau s*endort dans les sables brûlants.