‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 116 sur 314 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

DORANTE, MARTON; M- ARGAOTE,

qui arriife un instant après,

MARTOZr,

Vous aTez lieu d^étre satisfait de Taccûeil de madame. EUe parait faire cas de vous , et tant mieux ,' nous n'y perdrons point. Mais voici madame Argaute ; je Vous avertis que c'est sa mère , et je devine à peu près ce qui l'amène.

X*' AfiGAUTE.

Eh bien ! Marton , ma fille a un nouvel intendant que son procureur lui a donné, m'a-t-elle dit. J'en suis pichée \ cela n'est point obligeant pour monsieur le comte , qui lui en avait retenu un. Du moins devaitelle attendre , et les voir tous deux. D'où vient préférer celui-ci ? Quelle espèce d'homme est-ce ?

MAaTOV.

C'est monsieur , madame.

X"* ABGAXTE.

Hé? c'est monsieur! Je ne m'en serais pas doutée } il est bien jeune.

VÀRTON.

^ A trente ans, on est en âge d'être intendant de maison, madame.

h"' àrgante.

C'est selon. Êtes- vous arrêté , monsieur?

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