SCÈNE XIV
ARAMINTE, DUBOIS
▲ KAHIIVTE.
Qu'est-ce que c'est donc que cet air étonné que tu as marqué , ce me semble, en voyant Dorante ? D'où vient cette attention à le regarder ?
DUBOIS
Ce n'est rien , sinon que je ne saurais plus avoir l'honneur de servir madame, et qu'il faut que je lui demande mon congé.
▲ RAMIHTE, larprisc.
Quoi ! seulement pour avoir vu Dorante ici ?
DUBOIS
Savez-vons à qui vous avez affaire ?
ARÀMIITTE.
Au neveu de monsieur Remy , mon procureur.
DUBOIS
Eh ! par quel tour d'adresse est- il connu de madame? comment a-t-il fait pour arriver jusqu'ici ?
!U)6 XES FAUSSES CONFIDENCES,
▲ AAMIRTE.
C'est monsieur Remy qui me Fa enyoyë pour intendant.
DUBOIS
Lui, votre intendant! Et c'est monsieur Remy qui VOUS l'envoie! Hëlas! le bonhomme , il ne sait pas qui il vous donne -, c'est un démon que ce garçon-là.
▲ aiMINTB.
Mais que signifient tes exclamations ? Explique-toi ; esVce que tu le connais ?
DUBOIS
Si je le connais, madame! si je le connais! Âh! vraiment oui; et il me connaît bien aussi. N'avezvous pas vu comme il se détournait, de peur que je ne le visse ?
▲ RÀMIZITE.
Il est vrai , et tu me surprends à mon tour. Seraitil capable de quelque mauvaise action , que tu saches? Est-ce que ce n'est pas un honnête homme ?
DUBOIS
Lui ! il n'y a point de plus brave homme dans toute la terre ; il a peut - être plus d'honneur à lui tout seul que cinquante honnêtes gens ensemble. Oh ! c'est une probité merveilleuse ; il n'a peut - être pas son pareil.
▲ KAMIHTS.
Eh I de quoi peut-il donc être question? D'où vient que tu m'alarmes ? En vérité , j'en suis tout émue.