ACTE II , SCÈNE XV. a
AKÀMINTE.
Avec elle ! Oubliez* voas que vous êles ici ?
Je veux dire avec son portrait , quand je ne la vois point.
ARAMINTE
Sdb portrait ? est-ce que vous Tavez fait faire ?
DORANTE
Non , madame ; mais j'ai , par amusement, appris à peindre, et je Tai peinte moi-même. Je me serais privé de son portrait, si je n'avais pu Tavoir que par le secours d'un autre.
ARAHIMTE, ifnrt.
U faut le pousser à bout, (nint.) Montrez * moi ce portrait.
DOSANTE.
Daignez m'en dispenser, madame ^ quoique mon amour soit «ans ^pérance , je n*en dois pa)s moins un «ecret inviolable à Tobjet aime.
ARAMXNTE.
Il m'en est tombé un par basard entre les mains \ on Ta trouvé ici. (Homnotu botie.) Voyez si ce ne serait point celui dont il s'agit.
Cela ne se peut pas.
ARAMIKTE, ouvrant la Ijotte.
U est vrai que la chose sçrait assez extraordinaire -, examinez.
:t56 LES FAUSSES CONFIDENCES,
DOAASTE.
Ah ! madame, songez que j'aurais perdu mille fois la vie avant d'avouer ce que le hasard vous découvre. Comment pourrai-je expier?...
( Il M jcU« k set genoux. )
araminte.
Dorante , je ne me fâcherai point. Votre égarement me fait pitié. Revenez-en ; je vous le pardonne.
M A &T O 9 , paratl et «VofaiC
Ah!
(Dorante m lève vite. ) AEAlftlHTE.
Âh ciel ! c est Marton ! Elle vous a vu.
DORANTE, feignant 4*êlre iéeontwié.
Non , madame , non \ je ne crois pas. Elle n'est point entrée.
ARAMIlfTE.
Elle vous a vu, vous dis -je. Laissez -moi , allezvous^n \ vous m'êtes insupportable. Rendez-moi ma lettre. (Qnanau en puti.) Voilà pourtant ce que c'est que de l'avoir gardé !