SCENE IX
guère d'intervalle entre me connaître, m'aimer et me le dire -, nn pareil entretien aurait pu être précédé de certaines formalités de bienséance qui sont ordinairement nécessaires.
BRGASTE.
Je crois vous Favoir déjà dit, madame ; je n'ai su ce que je faisais. Oubliez une faute échappée à la violence d'une passion qui m'a troublé , et qui me trouble encore toutes les fois que je vous parle.
LISETTE, UsàClarice.
Qu'il a le débit tendre !
CLAEICE.
Avec tout cela , monsieur, convenez pourtant qu'il en faudra revenir à quelqu'une de ces formalités dont il s'agit, si vous avez dessein de me revoir.
ERGJkSTE.
Si j'en ai dessein ! Je ne respire que pour cela , madame. Le comte de Belfort doit vous rendre visite ce soir.
CLARIGE.
Est-ce qu'il est de vos amis ?
ERGASTE
Cest lui, madame, chez qui il me semble vous avoir dit que j'étais.
CLARICE
Je ne me le rappelais pas.
ERGASTE
Je l'accompagnerai chez vous, madame; il me l'a
promis. S'engage- 1- il à quelque chose qui vous déplaise ? Conseillez - vous que je lui aie cette obligation ?
GLÀRICB.
Votre question m'embarrasse ^ dispensez - moi d'y répoindre '.
BBGA8TE.
)E^-ce qje votre rëpopse mp Sjerait ppntraire ?
GLAmCE.
Point du tout.
LISETTE
Et c'est ce qui fait qu'on n'y répond pas.
( ErgasU M j elle ans fMons de GiArtce , et loi baue U main.) CLARIGp, remettant «m masqoe.
Adieu , monsieur^ j'attendrai le comte de Belfort. Quelqu'un approche *, laissez-moi seule continuer ma promenade *, nous pourrons nous y rencontrer encore .