‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 207 sur 314 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

M-DORVILLE, CONSTANCE, LISETTE

PASQUIR, lenl.

Nos gens s'approchent, ne bougeons, (n chaotc.) La , la, rela.

M"^ DORVILLE, iLUettt.

Avez-vous parlé à ce garçon de ce que je vous ai dit?

LISETTE

Oui , madame.

FASQUIH, Minant madame Dorville.

Par ce garçon, n'est-ce pas moi que vous entendez, madame ? Oui : je sais ce dont il est question, et j'en ai instruit mon maître. Mais ce n'est pas là votre dernier mot, madame *, vous changerez de sentiment, je prends la liberté de vous le dire : nous ne sommes pas si mal dans votre esprit.

m"* doeville.

Vous êtes bien hardi, mon ami ^ allez , passez votre chemin.

PASQUIN , doucement.

Madame, je vous demande pardon*, mais je ne passe point , je reste , je ne vais pas plus loin.

m"* DORVILLE.

Qu'est-ce que c'est que cetimpertinent-là ? Lisette, dites*lui qu'il se retire.

33o LA JOIE IMPRÉVUE,

LISETT E y en priant Païqaiii.

Eh! va -t'en, mon pauvre Pasquin, je t'en prie. (A part.) Voilà une démence bien ëtounante!(Et à ta maitrcMe.) Madame, c'est qu'il est un peu imbécille.

PÀSQUIIf , loiiriaat froidemeDl*

Point du tout: c'est seulement que je sais dire la bonne aventure. Jamais madame ne séparera sa fille et mon maître. Ils sont faits pojar s'aimer; c'est l'avis des astres et le vôtre.

m"" DOaVILLE.

Va-t'en. (Regai^ant Consuace.) Ils sout ués pour s'aimcr l Ma fille, vous aurait -il entendu dire quelque chose qui ait pu lui donner cette idée ? Je me persuade que non ; vous êtes trop bien née pour cela.

CONSTANCE, timidameDt et tristement.

Assurément, ma mère.

m"* dorville.

C'est que Damon vous aura dit, sans doute, quelques galanteries ?

constance.

Mais, oui.

C'est un jeune homme fort estimable.

m"' dorville.

Peut-être même vous a-t-il parlé d'amour ?

CONSTANCE, teWremint.

Quelques mots approchants.

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