SCENE Xill
feindra peut-être plus d'amour qu'il n'en aura^ je n'en aurai peut-être point pour lui, quelque envie que j'aie d'en avoir : cela ne dépend pas de nous. Mais n'importe, mon obéissance dépend de moi. Vous rejetez Damon , vous préférez l'autre 5 je l'épouserai. La seule grâce dont j'ai besoin, c'est que vous m'accordiez du temps pour me mettre en état de vous obéir d'une manière moins pénible.
LISETTE
Bon ! quand vous aurez vu le futur , vous ne serez peut-être pas fâchée qu'on expédie ^ et mon avis n'est pas qu'on recule.
CONSTANCE
Ma mère, je vous conjure de la faire taire : elle abuse de vos bontés \ il est indécent qu'un domestique se mêle de cela.
M*"* DORVILLE , en s'en allant.
Je pense pourtant comme elle ; il sera mieux de ne pas différer votre mariage. Adieu ^ promenez-vous , je vous laisse. Si vous rencontrez Damon, je vous permets de souffrir qu'il vous aborde. Vous me paraissez si raisonnable, que ce n'est pas la peine de vous rien défendre là-dessus. (Eiiesort.)