‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 217 sur 314 · DAMON, CONSTANCE, LISETTE · texte numérisé non relu

DAMON, CONSTANCE, LISETTE

DAMOff , accoannt.

Ah ! Constance , je vous revois donc encore ! Auriez^vous part à la défense qu'on m'a faite? Je me meurs de douleur! Lisette, observe de grâce sima-* dame Dorville ne vient point. (Lisette ne booge.)

CONSTANCE

Ne vous adressez point à elle , Damon ; elle est votre ennemie et la mienne. Vous dites que vous m'aimez , vous ne savez pas encore que j'y suis sensible ; mais le temps nous presse, et je vous l'avoue. Ma mère veut me marier à un autre que je hais, quel qu'il soit.

LISETTE, se retournant.

Je gage que non«

CONSTANCE, i Luette.

Je vous défends de m'interrompre (ADAmon.). Sur tout ce que vous m'avez dit, vous êtes un parti con-

venable. Votre père a sans doute quelques amis à Paris; allez les trouver, engagez -les à parler k ma mère. Quand elle vous connaîtra mieux , peut-être vous préfèrera-t-elle.

DAMON

Ah ! madame , rien ne manque à mon malheur.

LISETTE

Point de mouvement , croyez -moi \ tout est fait, tout est conclu \ je vous parle en amie.

CONSTANCE

Laissez-la dire , et continuez.

D A M O N , ]iû mootniit une lettre.

Il ne me servirait k rien d*avoir recours à des amis -, on VOUS a promise d'un côté , et on m'a engagé d*un autre : voici ce que m'écrit mon père, (n ut.)

« J'arrive incessamment à Paris, mon fils. Je compte « que les affaires d^ votre charge sont terminées, et que « je n'aurai plus qu'à remplir un engagement que j'ai « pris pour vous, et qui est de ternÙDer votre mariage « avec une des plus aimables filles de Paris* Adieu. »

LISETTE

Une des plus aimables filles de Paris 1 Votre père s'y connaît, apparemment?

DAMOIV.

Eh ! n'achevez pas de me désoler.

COMSTAirCE, undremenl.

Quelle conjoncture! Il n'y a donc plus de ressource, Damon ?

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