DAMON, CONSTANCE, LISETTE
DAMOff , accoannt.
Ah ! Constance , je vous revois donc encore ! Auriez^vous part à la défense qu'on m'a faite? Je me meurs de douleur! Lisette, observe de grâce sima-* dame Dorville ne vient point. (Lisette ne booge.)
CONSTANCE
Ne vous adressez point à elle , Damon ; elle est votre ennemie et la mienne. Vous dites que vous m'aimez , vous ne savez pas encore que j'y suis sensible ; mais le temps nous presse, et je vous l'avoue. Ma mère veut me marier à un autre que je hais, quel qu'il soit.
LISETTE, se retournant.
Je gage que non«
CONSTANCE, i Luette.
Je vous défends de m'interrompre (ADAmon.). Sur tout ce que vous m'avez dit, vous êtes un parti con-
venable. Votre père a sans doute quelques amis à Paris; allez les trouver, engagez -les à parler k ma mère. Quand elle vous connaîtra mieux , peut-être vous préfèrera-t-elle.
DAMON
Ah ! madame , rien ne manque à mon malheur.
LISETTE
Point de mouvement , croyez -moi \ tout est fait, tout est conclu \ je vous parle en amie.
CONSTANCE
Laissez-la dire , et continuez.
D A M O N , ]iû mootniit une lettre.
Il ne me servirait k rien d*avoir recours à des amis -, on VOUS a promise d'un côté , et on m'a engagé d*un autre : voici ce que m'écrit mon père, (n ut.)
« J'arrive incessamment à Paris, mon fils. Je compte « que les affaires d^ votre charge sont terminées, et que « je n'aurai plus qu'à remplir un engagement que j'ai « pris pour vous, et qui est de ternÙDer votre mariage « avec une des plus aimables filles de Paris* Adieu. »
LISETTE
Une des plus aimables filles de Paris 1 Votre père s'y connaît, apparemment?
DAMOIV.
Eh ! n'achevez pas de me désoler.
COMSTAirCE, undremenl.
Quelle conjoncture! Il n'y a donc plus de ressource, Damon ?