FRONTIN, LISETTE
FROZfTIN.
Ils me paraissent bien satisfaits tous deux. Oh ! n'importe 9 cela ne saurait durer.
LISETTE
Eh bien! me voilà revenue \ qu as-tu imagine?
froutin.
Toutes rëflexion& faites, je conclus qu'il faut d'abord commencer par nous brouiller lou$ deux^
Sgo LES SINCÈRES,
LISETTE
Que veux-tu dire ? à quoi cela nous mènera-^t-il ?
FROVTIZr.
Je n'en sais encore rien , je ne saurais t'expliquer mon projet \ j'aurais de la peine à me Texpliquer à moi-même : ce n'est pas un projet; c'est une confusion d'idées fort spirituelles qui n'ont peut-être pas le sens commun y mais qui me flattent. Je verrai clair à mesure \ à présent je n'y vois goutte. J'aperçois pourtant en perspective des discordes , des quereUes , des explications y des rancunes. Tu m'accuseras , je t'accuserai; on se plaindra de nous; tu auras mal parlé, je n'aurai pas mieux dit. Tu n'y comprends rien; la chose est obscure : j'essaie , je hasarde , je te conduirai et tout ira bien; m'entends-tu un peu ?
Oh l belle demande ! cela est si clair !
FEONTIN.
Paix ; voici nos gens qui arrivent : tu sais le rôle que je t'ai donné; obéis ^ j'aurai soin du reste.