SCÈNE Xll
LISETTE, FRONTIN
FROIffTIlf 9 à part.
Mon mérite a manqué son coup.
LISETTE 9 à pirb
C'est Frontin, c'est lui-même.
FRONTIir, les pnmien molf à paru
Voici le plus fort de ma besogne ici. Ma mie » que dois-je conjecturer d'un aussi langoureux accueil?
(Elle nt rtfpoad pas, et le regarde. Il conUnue.) Eh bicU ! répOudeZ
donc. Allez- vous me dire aussi que ce sera pour une autre fois?
LISETTE
Monsieur, ne t'ai -je pas vu quelque part?
FRONTIN
Comment donc! Ne t'ai-je pas vu quelque part? Ce village-ci est bien familier.
LISETTE, à part lei premiera mots.
Est-ce que je me tromperais?... Monsieur, excusez-moi ^ mais, n'avez-vous jamais été à Paris chez une madame Dorman , où j'étais ?
FRONTIN
Qu'est-ce que c'est que madame Dorman ? Dans quel quartier ?
LISETTE
Du côté de la place Maubert , chez un marchand de café, au second.
FRONTIN
Une place Maubert , une madame Dormon , un second ! Non , mon enfant , je ne connais point cela *, et je prends toujours mon cafë chez moi.
LISETTE
Je ne dis plus mot ^ mais j*avoue que je vous ai pris pour Frontin, et il faut que je me fasse tonte la violence du monde pour m'imaginer que ce n'est point lui.
FROSTIIf.
Frontin ! mais c*est un nom de valet.
LISETTE
Oui, monsieur; et il m*a semblé que c'était toi.... que c'était vous, dis-je.
FROKTIir.
Quoi ! toujours des tu et des toi ! vous me lassez à la fin.
LISETTE
J'ai tort ; mais tu lui ressembles si fort!... Eb l monsieur, pardon. Je retombe toujours. Quoi! tout de bon, ce n'est pas toi?... Je veux dire , ce n'est pas vous?
rnOWTIW, ri»nt.
Je crois que le plus court est d'en rire moi-même. Allez , ma fille , un homme moins raisonnable et de moindre étoffe se fâcherait ; mais je suis trop au-dessus de votre méprise , et vous me divertiriez beaucoup, si ce n'était le désagrément qu'il y a d'avoir une pbysion<h