‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 301 sur 314 · SCÈNE XV. 48t · texte numérisé non relu

SCÈNE XV. 48t

FROlfTIN.

Silence, maman ^ YQÎlà une réponse entamée;

tldETTE.

Vous êtes trop heureuse j mademoiselle : il faut que vous soyez née coiffée;

AIYGÉLIQÙE) viveirfent.

En tout cas , je ne suis pas née babillarde.

Vous n'en êtes que plus rare. Allons, mademoi^ selle ^ reprenez haleine^ et prononcez.

M*' ARGANTE

Je dévore ma colère.

LUCIDOli;

Que je suis mortifié !

FRONTIN, i Angélique.

Courage ! encore un effort pour achever.

ANGÉLIQUE

Monsieur, je ne vous connais point.

FROUTINé

La connaissance est si tôt faite en mariage ^ c est un pays où Ton va si vite...

m"* argantb.

Comment? étourdie , ingrate que vous êtes !

FRONTIW.

Ah ! ah ! madame Argante , vous avez le dialogue d'une rudesse insoutenable.

48a L'EPREUVE,

M*** ABGàVTE.

Je sors ^ je ne pourrais pas me retenir; mais je la dëshërite , si elle continue de répondre aussi mal aux obligations que nous vous avons » messieurs. Depuis que monsieur Lucidor est ici , son séjour n*a été marqué pour nous que par des bienfaits. Pour comble de bonheur, il procure à ma fille un mari tel qu^elle ne pouvait pas Fespérer, ni pour le rang ni pour le mérite....

LISETTE

Tout doux 'j appuyez légèrement sur le denùer.

M** À&OÀirTE, tn t'ai allant.

Et , merci de ma vie ! qu*elle Taccepte , ou je la renonce.

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