SCÈNE XVIIL
vous besoin de vous défendre ? Dès que vous en aimez un autre , tout n^est^I pas dit ?
M* BLAI8E.
Un autre galant ? Aile serait , morg^é ! bian en peine de le montrer.
▲ KGÉLIQXJE.
En peine? Eh bien! puisqu'on m'obstine, C*est justement lui qui parle, cet indigne.
Je Tai sûupçonnë* Moi!
LISETTE
Bon ! cela n'est pas vrai.
AltGÂLIQVB.
Quoi! je ne sais pas Tinclination que j'ai ! Oui , c'est lui i je vous dis que c'est lui !
M* BLAISE
Ah çà, mademoiselle, ne badinons point-, ça n'a ni rime ni raison. Par ma foi, est-ce ma personne qui vous a pris le cœur?
ANGÉLIQUE
Oh ! je l'ai assez dit. Oui, c'est vous, malhonnête que vous êtes ! si vous ne m'en croyez pas , je ne m'en soucie guère.
U' BLAlSE.
Eh ! mais , jamais voûte mère n'y consentira.
492 i;épreuve,
ANGÉLIQUE
Vraiment, je le sais bien.
'M* BLAISE
Et pis , vous m'avez rebuté d'abord : j^aî compté là-dessus, moi; je sis arrangé autrement.
ANGÉLIQUE
Eh bien ! ee sont vos affaires.
H* BLAISE
On n'a pas un cœur qui Ta et qui vient comme une girouette \ faut être fille pour ça. On se fi,e à des refus.
ANGÉLIQUE
Oh ! accommodez-vous , benêt.
Sans compter que je ne sis pas riche.
vu CI DO a.
Ce n'est pas là ce qui embarrassera, et j'applaniraî tout, puisque vous avez le bonheur d'être aimé, maître Biaise ; je donne vingt milb francs en faveur de ce mariage. Je vais en porter la parole à madame Ârgante, et je reviens dans le moment vous en rendre la réponse.
ANGÉLIQUE
Gomme on me .persécute!
LUCIDOR.
Adieu, Angélique*, j'aurai enfin la satisfaction de vous avoir mariée selon votre cœur, quelque chose qu'il m'en coûte.
SCËNE XIX. 4g3
ÂVOÈtliiVt.
Je crois que cet hommé-Ul me fera mourir de dtagrin.