ERGASTE, CLARICE, LISETTE, FRONTIN
CLARICE , Unant d'abord k la main son mastfae, qnVUe replace ' sur son nsage, après s'être montrée au speclatenr.
Je prends Finstant où ma sœur, qui se promène làbas, est un pea éloignée, pour vous dire un mot, monsieur. Vous devez., dites --vous, accompagner ce soir au log^s le comte dé Belfort. Silence, ;s'il vous plaît , sur 119s entretien^ dans ce Kçu-d.» Vous sentes bien qu'il faut que ma sœur et lui les ignorent. Adieu.
ER6ASTE
Quel étrange procédé que le vôtre , madame ! Vous reste- t-il encore quelque nouvelle injure à fiiire à ma tendresse ?
CLÀRIGE.
Qu'est-ce que cela signifie, monsieur? Vous m'é-» tonnez !
LISETTE
Ne vous Tai-je pas dit ? c'est que vons lui parlez de votre soeur; il ne saurait entendre prononcer ce motlà , sans en être furieux. Je n'en ai pas tiré plus' de raison tantôt.
FRONTIir.
La bonne âme! Tous verrez que nous aurons encore tort. N'approchez pas, monsieur; plaidez de loin; madame a la main légère. Elle me doit un soufflet, vous dis -je, et elle vous le paierait peut-être. En tout cas , je vous le donne.
CLAHICE.
Un soufflet! Que veut-il dire?
LISETTE
Ma foi , madame, je n'en sais rien.. H y a des fous qu on appelle visionnaires ; n'en ser^jit-ce pas. là?
CL<Att£CE.
Expliquez' donc cette ënrgme, mûhsieor. Quelle injîire vous a-t-dn^aite ? De quoi se p1ain(-il?
eugàste.
Eh! madame, qu'appelez -vous énigme? A quoi pms^je attribuer cette contradictvM dans v6s mamèrea, qu'an dessein forniei de vous moquer de-moi?Où ai-je vu cette sœur, à qui vous voulez que j'aie parle ici?
LISETTE
Toujours cette sœur! ce mot-là lui tourne la tête.