‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 3)Chapitre 106 sur 333 · II · texte numérisé non relu

II

i6a LE PETIT-MAITRE CORRIGÉ,

épouser, et qui suppose que je ne dois aimer qu^elIe , parce qu'apparemment elle en use de même.

J'RONTIN.

Eh ! peut-être qu'elle ne vous aime pas.

ROSmOND.

Oh ! peut-être ? Il fallait le soupçonner , c'était le plus sûr ; mais passons ^ est-ce-là tout ce qu'elle vous a dit?

FROIfTIN.

Elle m'a encore demandé si vous aimiez Hortense.

RosiMonn.

Voilà bien des affaires.

Et j'ai cru poliment devoir répondre que oui.

ROSIMOI9D.

Poliment répondre que oui ?

FRONTIV.

Oui, monsieur.

ROSIMOND.

Eh! de quoi te méles-tuPDe quoi t'avises- tu de m'honorer d'une figure de soupirant ? Quelle platitude!

FROIfTIN.

Eh ! parbleu, c'est qu'il m'a semblé que vous l'aimiez.

ROSIMOND.

Paix ! de la discrétion. Il est vrai, entre nous, que je lui trouve quelques grâces naïves; elle a des traits, elle ne déplaît pas.

FRONTIN

Ah ! que vous auriez grand besoin d'une leçon de

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