DORANTE, DORIMÈNE, HORTENSE
ROSIMOND.
R OSIM 05D , allant à Dorimène.
Eh ! vousvoilà, comtesse. Comment ! avec Dorante ?
DORIMÈIfE, cmbraisant HortenM.
Eh ! bonjour, ma chère enfant ! Comment se portet-on ici ? Nous sommes alliés , au moins , marquis.
Je le sais.
DORIMENE.
Mais nous nous voyons peu. Il y a trois ans que je ne suis venue ici.
HORTENSE
On ne quitte pas volontiers Paris pour la province.
DORIMÈIVE.
On y a tant d'affaires , de dissipation ! Les momens s'y passent avec tant de rapidité !
ROSIMOND*
Eh! où aves-vous pris ce garçon-là , comtesse?
DORIMàlVEy àHorteoM.
Nous nous sommes rencontrés. ^Yous voulez bien que je vous le présente ?
ROSIMOND.
Qu'en dis -tu, Dorante ? Ai-je à me louer du choix qu'on a fait pour moi ?
DORASTE
Tu es trop heureux.
ROSIMONDy àHortente.
Tel que vous le voyez , je vous le donne pour une espèce de sage qui fait peu de cas de l'amour ; de l'air dont il vous regarde pourtant , je ne le crois pas trop en sûreté ici.
Je n'ai vu nulle part de plus grand danger, j'en conviens.
DORIMÈNE, riant.
Sur ce pied -là, sauvez -vous. Dorante, sauvezvous.
HORTEVSE.
Trêve de plaisanterie , messieurs.
ROSIMOND.
Non, sérieusement, je ne plaisante point; je vous dis qu'il est frappé^ je vois cela dans ses yeux ^ remar-