‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 3)Chapitre 148 sur 333 · ACTE II, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XII

promis un petit mensonge, et non pas un faux serment , et c'en serait un que de badiner ayec des interrogations de cette force-là ; ainsi donc , madame , j'ai rendu le billet; monsieur Ta repris-, et si Frontin dit qu'il est à lai , je suis obligée en conscience de déclarer que Frontin est un fripon.

FRONTIN

Je ne Tétais que pour le bien de la chose , moi ; c'était un service d'ami que je rendais.

Je me rappelle même que monsieur, en ouvrant le billet que Frontin lui donnait , s'est écrié : C'est de ma folie de comtesse ! Je ne sais de qui il parlait.

LE COMTE, àDoriméne.

Je n'ose vous dire que j'en ai reconnu l'écriture ; j'ai reçu de vos lettres, madame.

DORIMÈNE

Vous jugez bien que je n'attendrai pas les explications; qu'il les fasse. (EU«fort.)

LA MARQUISE, tortant aussi.

II peut épouser qui il voudra ; mais je ne veux plus le voir, et je le déshérite.

LE COMTE, qai U snit.

Nous ne vous laisserons pas dans ce dessein-là,

marquise . ( 11 sort arec Hortense. )

DORANTE, à RosimonJ en s'en allant.

Ne t'inquiète pas; nous apaiserons la marquise, et heureusement te voilà libre.

FRONTIN

Et cassé.

ai8 LE PETIT-MAITRE CORKIGÉ,

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