SCÈNE VIII
RQSIMOND, FRONTIN.
FROKTIN, àpart.
Son air révear est de mauvais présage.... (Haut.) Monsieur?
ROSIMOND.
Que me veux-tu ?
FRONTIN
Épousons«-nous Hortense ?
ROSIMOND.
Non, je n'épouse personne.
FRONTIN
Et cet entretien que vous avez eu avec elle , il a donc mal fini ?
ROSIMOND.
Très-mal.
Pourquoi cela?
ROSIMOND.
C'est que je lui ai déplu.
FRONTIN
Je vous crois.
rosimon'd.
Elle dit que je la choque^
FRONTIN
Je n'en doute pas ; j'ai prévu son indignation.
ROSIMOND.
Quoi ! Frontin, tu trouves qu'elle a raison?
9t36 LE PETIT-^MÂITRE CORRIGÉ,
FR0NTI9.
Je troave que vous seriez charmant si yods ne faisiez pas le petit agréable ' ; ce sont vos agrémeos qui vous perdent.
BOSIMOND.
Mais , Frontin , je sors du monde \ y étais -je si étrange ?
FRONTIN
Ou s'y moquait de nous la plupart du temps $ je Fai fort bien remarqué , monsieur , les gens raisonnables ne pouvaient pas nous souflrir •, en vérité, voos ne plaisiez qu'aux Dorimènes , et moi aussi ; et nos camarades n'étaient que des étourdis. Je le sens bien à présent /et si vous Paviez senti aussitôt que moi, Fadorable Hortense vous aurait autant chéri que me chérit sa gentille suivante , qui m'a défait de toute mon impertinence.
ROSIUOND.
Est^e qu'en effet il y aurait de ma faute ?
FRONTIN
Regardez-moi ^ est-ce que vous me reconnaissex , par exemple ? Voyez comme je parle naturellement à cette heure , en comparaison d'autrefois que je prenais des tons si sots : Bpnjour, la belle enfant ^ qu'est-
' Je tromfe que vous seriez charmant si vous ne faisiez pas k petit agréable. Cette familiarité d'où ralet arec son maître est une chose de oonTentioii règne autrefois an théACre , et qui oomraence s en disparaître. La comédie derant être le tableau de la société, ce changement est nne amélioration ; les antears feront sagement ^J tenir.