‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 3)Chapitre 243 sur 333 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

AZOR, MESRIN, ÉGLÊ.

Qu'fisT-GE (jue c'est que cela qui plaît tant ?

MESKI9.

Ah ! le bel objet qui nous écoute !

▲ZOR.

C'est ma blanche^ c'est Églé.

Églé ! C'est là ce visage fâché ?

AZOR

Ah ! que je suis heureux !

ÉGLÉ y •*approc1uint.

C'est donc un nouvel ami qui nous a apparu tout d'un xroup ?

AZOR

Oui , c'est im camarade que j'ai fait, qui s'appdle homme , et cpii arrive d'un n\onde ici près*

MESRIlf.

Ah ! qu'on a de plaisir dans celui-ci !

36o LA DISPUTE,

ÉGLÉ

En avez-Tous plus que dans le yôire ?

HESRIN.

Oh ! je vous en assure.

ÉGLÉ

Eh bien ! Tbomme , il n'y a qu'à y rester.

AZOR

G^est ce que nous disions , car il est tout-à-fait bon et joyeux ; je Taime , non pas comme j'aime ma ravissante Églë que j'adore , au lieu qu'à lui je n'y prends seulement pas garde \ il n'y a que sa compagnie que je cherche pour parler de vous , de votre bouche , de vos yeux , de vos mains , après qui je languissais.

(Il lai Inûe mne nwîa. ) M E s R I N , prenant Tautre main.

Je vais donc prendre Fautre.

( Il baise cette main. ÉgW rit et ne dit mo«. ) AZOR, àMeuin.

Oh ! doucement , ce n'est pas ici votre blanche , c'est la mienne^ ces deux mains sont à moi , vous n'y avez rien.

£GIi£«

Ah ! il n'y a pas de mal ^ mais , à propos , allez-vousen, Âzor \ vous savez bien que l'absence est néces^re \ il n'y a pas assez long-temps que la nôtre dure.

AZOR

Comment! il y a je ne s$ds combien d'heures que je ne vous ai vue.

Vous vous trompez ^ il n'y a pas assez long-temps ,

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