‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 3)Chapitre 249 sur 333 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Justement; il m'aimera, je Tespère; il a encore cette qualitë-là.

CkKISE.

Au lieu qu'Âzor n'en est pas à vous aimer. Eh ! non \ car il m'aime déjà.

GARISE.

Quels étranges motifs de changement ! Je gagerais bien que vous n'en êtes pas contente.

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Je ne suis contente de rien ] d'un côté , le changement me fait peine ; de l'autre , il me fait plaisir -, je ne puis pas plus empêcher l'un que l'autre; ils sont tous deux de conséquence ; auquel des deux suis-je le plus obligée ? Faut-il me faire de la peine ? Faut-il me faire du plaisir ? Je vous défie de le dire.

CARISE.

Consultez votre bon cœur ; vous sentirez qu'il condamne votre inconstance.

SGLÉ.

Vous n'écoutez donc pas ? Mon bon cœur le condamne , mon bon cœur l'approuve ] il dit oui , il dit non -, il est de deux avis -, il n'y a donc qu'à choisir le plus commode.

GARISE.

Savez-vous le parti qu'il faut prendre ? C'est de fuir le camarade d'Azor; allons, venez; vous n'aurez pas la peine de combattre.

E G LÉ , voyant venir Mcsrin.

Oui ; mais nous fuyons bien tard , voilà le combat qui vient \ le camarade arrive.

CARISE.

N'importe ; efforcez-vous , courage ! Ne le regardez pas.

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