LE NOTAIRE
Accommodez-vous donc , mesdames ; car d'aulres affaires m*appellent ailleurs. Au reste , suivant toute apparence, ce contrat esta présent inutile, et n'est plos conforme à vos intentions, puisque c'est celui quon a dressé hier, et qu'il est au nom de monsieur Éraste et de mademoiselle Angélique.
M"^AMEL1K.
Est-il vrai ? Oh ! sur ce pied-là , ce n'est pas la peine de le refaire; il faut le signer comme il est.
ÉRASTE
Qu'entends-je ?
M"* argaute.
Ah ! ah ! j'ai donc deviné ^ vous vous donniez la comédie , et je sui& prise pour dupe ^ signons donc. Vous êtes toutes deux de méchantes personnes.
Araste^
Ahl je respire.
ANGÉLIQUE
Qui l'aurait cru? Il n'y a plus, qu'à rire.
AflAMINTR, • uuduKe Axgaou.
Vous ne m'aimerez jamais tant que vous m'avez haïe; mais mes quarante ans mç restent sur le cœur-, je n'en ai pourtant que trente-neuf et demi.
m"* arga.ii.tjb.
Je vous en aurais donné cent dans fDA colère ; et je vous conseille de vous plaindre , après la scène que je viens de vous donner !
M"* AMELIN
Et le tout sans préjudice de la pièce de Merlin.
SCÈNEXIlI. 525
m"** ARGANTE.
Oh ! je ne vous le disputerai plus y je n'en fais que rire-, je soufflerai volontiers les acteurs, si Ton me fâche encore.
LISETTE
Vous voilà raccommodés ^ mais nous...
MSULIN.
Ma foi , veux-tu que je te dise ? Nous nous régalions nous-mêmes dans ma parade pour jouir de toutes vos tendresses.
COLETTE
Biaise , la tienne est de bon acabit ; j'en suis bien contente.
BLAISE
Tout de bon ? baille-moi donc une petite franchise pour ma peine.
LISETTE
Pour moi, je Taime toujours ; mais tu me le paieras, car je ne t'épouserai de six mois.
MERLIN
Oh! je me fâcherai aussi, moi.
M"* ARGANTE
Va, va, abrège le terme, et le réduis à deux heures de temps. Allons terminer.