ACTE m, SCÈNE I
H. ERCASTE.
Oà vas-ta ?
Faire ma commission.
H. EHOASTE.
Tu es bien prcssi^, ce n'est pas là tout.
FRONTIN
Allons, monsieur, tant qu'il vous plaira; ne niVpargnez poinl.
M. ERGASTE
Dis-lui qu'il ait soin tle remercier monsieur Orgou de la bontt' qu'il a de n'être pas (achi^dans cette occasionci ; car si Damis n't'pouse pas Lucilc , je gagerais biea que c'est à lui qu'il faut s'en prendre. Dis-lui que je lui pardonne , en i'aveur de ce nouveau mariage , le chagrin qu'il a risqué de me donner; mais que s'il me trompait encore ; si , après les empressemens qu'il a marqués pour Phénice, il hésitait à l'épouser; s'il faisait encore cette injure k monsieur Orgon, je ne veni le Toîr de ma vie, et que je le déshérite ; je ne lui parlerai pas même que je ne sois content de lui.
FBOMTIN, mm.
Eh ! eh ! eh !.. .je remarque que ce n'est qu'en baissant le Ion que vous prononcez le terrible mot de déshériter; vous en êtes effrayé vous-miîme ; la tendresse paternelle est admirable !
M. ERGASTE
Faquin, on a bien allai re de tes réflexions! obéis; le reste me regarde. { ii «j».)
LES SERMENS llf DISCRETS ,