ACTE I, SCENE V
LÉONTINE
Oui , seigneur.
PHOGION.
Seul et ne dépendant de personne , il y a quelque temps que je voyage pour former mon cœur et mon esprit.
DIMÀS, à part.
Et pour cueillir le fruit de nos arbres.
LÉOKTINE.
Laissez-nous , Dimas .
PHOGIOIV.
Tai visite , dans mes voyages , tous ceux que leur savdlr et leur vertu distinguaient des autres hommes « Il en est même qui m'ont permis de vivre quelque temps avec eux ^ et j'ai espërë que Tillustre Hermocrate ne me refuserait pas, pour quelques jours, Thonneur qu'ils ont bien voulu me faire.
LÉONTINE
Il est vrai, seigneur, qu'à vous voir, vous paraissez bien digne de cette hospitalité vertueuse que vous avez reçue ailleurs-, mais il ne sera pas possible à Hermocrate de s'honorer du plaisir de vous l'offrir. D'importantes raisons, qu'Agis sait bien, nous en empêchent; je voudrais pouvoir vous les dire; elles nous justifieraient auprès de vous.
ne s'attendait pas â trouver une pareille allusion dans une pièce qui roule tout entière sur une intrigue d'amour.
ARLEQOIS.
D'abord, je» logerai un, moi, dans ma chambre.
Ce ne sont point les apparleraens qui nous manquent.
LÉONTIWE.
>on -, mais vous savez mieux qu'un autre que cela ne se ]ieLU pas, Agis, et que nous nous sommes fait une loi nt'Ccssaire de ne partager notre retraite avec personne.
J'ai pourtant promis au seigneur Phocion de vous y engager-, et ce ne sera pas violer la loi que nous nous sommes f^iite, que d'eu excepter un ami de la vertu.