ACTE II, SCÈNE III
l^BOCION.
Il n'y a ping quie voQs aussi qai m*y arrêtiez.
AGIS
Votre cœtir partage donc lea senti mens du mien?
PHOGIOU.
Mille fois plus que je ne saurais vous le dire.
AGIS
Laissez - moi yous en demander une preuve. Voilà la première fois que je goûte le charme de Tamitié^ vous avez les prémices de mon cœur*, ne m^apprenez point la douleur que Ton ressent à perdre son ami.
PHocion.
Moi, vous rapprendre, Agis ! Eh ! le pourrais-je sans en être la victime ?
AGIS
Que je suis touché de votre réponse ! Écoutez le reste; souvenez -vous que vous m'avez dit qu'il ne tiendrait qu'à moi de vous voir toujours ; et sur ce pied-là voici ce que j'imagine.
PHOCIOIf.
Voyons.
Je ne saurais sitôt quitter ces lieux; d'importantes raisons , que vous saurez quelque jour, m'en empêchent. Mais vous, Phocion, qui êtes le maître de votre sort , attendez ici que je puisse décider du mien ; demeurez près de nous pour quelque temps. Vous y
serez dans la solitude , il est vrni ; mais nous y serai» ensemble, el le monde peut-ii rien oirrir de plus doui que le commerce de di;ux ctcnrs verttKitx qui s*iiment?
Oui , je vous le promets. Agi». Après ce que vooî venez dédire, je ne veux plus appulet le monde, que les lieux où vous serez vous-mâme.