ACTE II, SCÈNE XIV. 38i
HERHOCRATE.
Reprenez ce portrait^ il vous appartient, madame.
PHOGIOn.
Non -, je ne le reprendrai point , que ce ne soit votre :ceur qui me Tabandonne.
Rien ne doit vous empêcher de le reprendre.
THOCIOir.
Sur ce pied-là, vous devez estimer lé mien, et le ï^oilà -, marquez-moi qu'il vous est cher.
HERMOCRATE rapproche de sa bouche.
Me trouvez- vous assez humilié ? Je ne vous dispute plus rien.
HERMIDAS.
Il y manque encore quelque chose. Si le seigneur Hermocrate voulait souffrir que je le finisse , il ne Faudrait qu'un instant pour cela '.
PHOGION.
Puisque nous sommes seuls, et qu'il ne s'agit que d'un instant, ne le refusez pas, seigneur.
HERMOCRATE
Aspasie , ne m'exposez point à ce risque-là ; quelqu'un pourrait nous surprendre.
* Il ne faudrait qu'un instant pour cela, U est fort plaisant de moutrer uq faux sage posant pour son portrait deyant ta mattresse.
:iM^ LE TRIOMPHE DE L'AMOUR,
C'est l'instant où je triomphe, dites-vous; ne le laissons pas perdre , il est prt;cieux. Vos yeux me regardent avec une tendresse que je voudrais bien qu'on recueillit, afin d'en conserver l'image. Vous ne voyei pdintvosref^ards^ilssontcharmans, seigneur. Achève, Corini?, achève,
HEKMIDLS.
Seif;neiir, un peu de côté, je vous prie; daignez
m'cnvisayer.
nERMOCR&TE.
Ail ! ciel [ Je quoi me réduisez-vous !
PHOCION
Votre cfpur rougit-il des présens qu'il fait au mien?