ANGÉLIQUE, LISETTE, FRONTIN
ÉRASTE
LISETTE, «Angélique.
Tenez ! voici ce domestique que Frontin nous amène.
AKOéLIQUE.
Frontin ne dira-t-il rien à ma mère ?
LISETTE
Ne craignez rien, il est dans vos intérêts, et ce domestique passe pour son parent.
FRONTIlî.
Le "^et de monsieur Éraste vous apporte une lettre que voici, madame.
ANGÉLIQUE
Donnez, (a LUette.) Suis-je assez sérieuse?
LISETTE
Fort bien.
« Que vieDS-je d'apprendre ! on dit que vous vous ma- « riez ce soir. Si vous concluez sans me permettre de « vous voir, je ne me soucie plus de la vie. m
Il ne se soucie plus de la vie!
« Adieu ; j'attends votre réponse, et je me meurs. »
Cette lettre-là me pénètre ; il n'y a point de mode-
ralLû» qui tienne, Lisclle; il faut que je lui parle, et \e ne venx pas qu'il meure. Allez lui dire qu'il vienne; 011 le fL'ia L'utrer comme on pourra.
Vous ne voulez point que je meure, et vous vous iiiaric/., Anycliquc!
InGËLlQOE.
Ail 1 c'est vous, Éraste?
ÉltASTE.
A quoi vous déterminez-vous donc?
AAGÉLIQUE.
Je ne sais; je suis trop émue pour vous répondre.
Levez-vous.
ÎMoti désespoir vous toucliera-t-il? •