SCÈNE XIII
M. DAMIS
Voilà ma bourse.
FROWTIN.
Quel embonpoint séduisant! Quil a Tair vainqueur !
M. DÂMIS.
Elle est à toi , si tu veux me confier ce que tu sais sur le chapitre d'Angélique. Je viens adroitement de lui faire avouer qu'elle a un amant-, et, observée comme elle est par sa mère, elle ne peut ni l'avoir vu ni avoir de ses nouvelles que par le moyen des domestiques. Tu t'en es peut-être mêlé toi-même, ou tu sais qui s'en mêle, et je voudrais écarter cet hommelà. Quel est-il? Où se sont-ils vus? Je te garderai le secffet.
FROVTIN, prenant la boune.
3e résisterais à ce que vous me dites , mais ce que vous tenez m'entraîne-, je me rends.
M. DAMIS
Parle.
TRONTIN.
Vous me demandez un détail que j'ignore; il n'y a que Lisette qui soit parfaitement instruite de cette intrigue-là.
M. DAMI8.
La fourbe !
rROWTIW.
Prenez garde , vous ne sauriez la condamner sans me faire mon procès. Je viens de céder à un trait
464 L'ÉCOLE DKS MÈRES,
d'iîloquence cju'on aura peul-»5tre employë cootit elle. Au resie, je ne connais le jeune liommc en qnetioii qitc depuis une Iieurc ; il est aetucUemcnl àun ma clmmlirc. Liselte en a tait mua parent, et, dai» quelques niomens , elle doit l'introduire ici nK^mv où je suis chargé d'éteindre 1«8 bougies, et où elle dwl arriver avec Angélique, pour y traiter ensemble des moyens de rompre votre mariage.
Il ne tiendra doue qu'à toi que je sois pld instruit de tout.
Tu n'as qu'à soulTrir que je me cadic ici ; on ne m'y verra pas, puisque tu vas en ôter les lumières, ^j*^ coûterai tout ce qu'ils diront.