ACTE I, SCENE VIII. 5ii
LA MARQUISE
Vous aimait-elle beaucoup?
U me le paraissait.
LA MARQUISE
Était-elle persuadée que vous Faimiez de même?
DORAlfTE.
Je VOUS dis que je Tadore , et qu elle le sait.
LA MARQUISE
Tant mieux qu elle en soit sûre.
DORANTE
Mais du chevalier, qui vous a quittée et qui Faime, qu'en ferons - nous ? Lui laisserons - nous le temps d*âtre aimé de la comtesse ?
LA MARQUISE
Si la comtesse croit l'aimer, elle se trompe \ elle n'a voulu que me Fenlever. Si elle croit ne vous plus aimer, elle se trompe encore ^ il n y a que sa coquetterie qui vous néglige.
DORANTE
Cela se pourrait bien.
par sa matrresse. LVxposilion de cette pièce est excellente; elle est courte y simple , claire, et déjà animée de quelques traits comiques ; enfin, et ce n*est pas là un mérite très-ordinaire, elle nous fait parfaitement connaître les caractères , les paiaiont et les intérêts des personnages par qui doit marcher Pintrigae.
5i2 L'HEUREUX STRATAGEME,
LA MARQUISE
Je connais mon sexe -, laissez-moi faire. Voici comment il faut s'y prendre.... Mais on vient-, remettons à concerter ce que j'imagine.