‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 280 sur 315 · ACTE I, SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XVII

FRONTIN

Ce cœur-là, je crois que Tamour y campe quelquefois; mais il n'y loge jamais.

LE CHEVALIER

Cest un amour de ma façon. Sandis! il ne finira qu'avec eUe ; espère mieux de la fortune de ton maître \ connais-moi bien, tu n'auras plus dé défiance.

FROKTIIf.

J'ai déjà usé de cette recette-ïà; elle ne m'a rien fait '. Mais voici Lisette -, vous devriez me procurer la faveur de sa maîtresse auprès d'elle.

■ J'ai déjà usé de cette recette-là; elle ne m'a rien fait. Cette réponse de Fron tin a le défaut d'être à la fois trop recherchées dans la forme et trop insolente dans le fond pour un Talet qui peut hien penser de pareilles choses , mais ne doit pas les dire a son mattre. Il nWrire pas souvent a Marivaux de se substituer ainsi à la place de ses personnages , et de leur faire parler un langage quHls ne tiendraient pas dans le monde. Aussi notre observation s^applique-t-elle moins encore i Tauteur des Fausses Confidences qu'à plusieurs de ses successears, dont on ne saurait trop bUmer la manie d'être toujours en scène eux-mêmes, et de prêter indifféremment à tous leurs personnages leur esprit, leurs idées, et leur goût de plaisanterie monotone.

L'HEUREUX STRATAGEME,

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