‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 32 sur 315 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

CLAUDIBE, joyease.

Ça est çartain? mais ne réyes-lu pas? n'ag-tu pas le çarviau renvarsé?

BLAISE

Doucement y soyons civils envers nos parsonnes.

CLAUDINE

Mais les as -tu vus?

BLAISE

Je leur ons quasiment parlé. J'ons ëtë chez le maltotier qui les avait de mon frère, et qui les fait aller et venir pour noute profit, et je les ons laissés là : car, par le moyen de son tricotage, ils rapportont encore d'autres écus ; et ces autres écus , qui venont de la manigance, engendroot d'autres petits magots d'argent qu'il boutra avec le grand magot, qui, par ce moyen, deyianra encore pus grand. Etj'apportons le papier comme quoi ce monciau du petit et du grand m'appartiant, et comme quoi il me fera délivrance, à ma volonté , du principal et de la rente de tout ça , dont il a été parlé dans le papier qui en rend témoignage en la présence de mon procureur, qui m'assistait pour agenœr li^fiair^,

CLAUDIHE.

Ah ! mon homme, tu me ravis l'âmie : ça m'attendrit. Ce pauvre biau-frèrel je le pleurons de bon coeur.

BLAISE

^lélas! je Tons tant pleuré d'abord, que j'en ons prins ma suilisance.

ja L'HÉRITIER DE VILLAGE,

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