‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 4 sur 315 · SCÈNE I. II · texte numérisé non relu

SCÈNE I. II

ARLEQUIN) en JMKlinanl.

Badin ! comme vous tournez cela !

( Il chante. ) LVmbarquemeDt est dÎTiii ,

Qaand on vogue , vogue, Togue , LVmbarquement est divin , Quand on vogue avec Catin.

IPHICRATE, retenant sa colère.

Mais je ne te comprends point, moil cher Arlequin.

ARLEQUIN

Mon cher patron, vos compliments me charment; vous avez coutume de m'en faire k coups de gourdin qui ne valent pas ceux-là ; et le gourdin est dans la chalotipe. . I . .

IPHICRATE

Eh ! ne sais-tu pas que je t'aime?

AmLEQ^ULN.

Oui; mais les tnarqnes de votre amitié tombent toujours sur mes épaulés , et cela est liiftt pàcé. Ainsi, tenez, pour ce qui est -de nos gens, t|rte Je ciel les bénisse! s'ils sont morts', en voila ^iôUr long -temps; s^ils sont en vie ,' cela se passera , et je iri'èh goberge '.

. ' Je m'en goberge. Se goberger est un vieux mot du langage |M>iiiïnrire , qui* vent dire se moquer, tout en ^e fëjoùissaiit et en prenant Îmbb aisei. he$ tapissiers appellent goberge$ les sangles sur fesquelles;ot| po^e Iç sommier d*an lit. On a dit depuis, se goberger, c'est-à-dire goûter avec dëliccs le plaisir de la paresse, et on a ctèndii ensuite là signiGcation de ce verbe a toute espèce de satisfiction fttdoA«n te J

13 L'ILE DES ESCLAV

IPHICRATB, DBp«<a><

Mais j'ai besoio d'eux, moi.

ABLBQTIIN, iaiiltirtmm

Oh ! cela se peut bien, chacun a je ne vous dérange pas !

IPHICKATE.

Esdare insolent!

AKtSQUIR, nul.

Âb ! ah ! toos parlez la langue d'Â

jaigon que je n'entends plus.

IPHICnlTB.

Méconnais-tu ton maître, et n' esclave?

JkHI.tQ'ClU , wiwiAam l'un li

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