SCENE XII. ii
acherez-, vous êtes naïve, développez -vous sans façon , dites le vrai : vous m^aimez ?
COLETTE
CHi ! ça se peut bian \ mais il n'est pas encore temps de le dire.
Je me mettrais à genoux devant ces paroles , je les savoure , elles fondent comme le miel -, mais donc ! quand sera-t-il temps de tout dire ?
COLETTE
Allez , allez toujours ^ je vous garde ça , quand je vous varrai dans le transport.
LE CHEVALIER
Faites donc vite -, car il me prends
COLETTE
Oh! je ne le veux pas lors; retournons où nous étions. Vous me demandez mon cœur; mais il est tout neuf, et le vôtre a peut-être sarvi.
LE CHEVALIER
Le mien, pouponne ! Savez -vous ce qu'on en dit dans le monde , le nom qu'on lui donne ? on Tappelle Vindomptahle.
COLETTE
U a donc perdu son nom maintenant?
LE CHEVALIER
Il ne lui en reste pas une syllabe , vos beaux yeux 4. 8
l'ont «!L-|)oiiillt; de tout ; je le renonce, et je plaide à
|ii('Sfiil pour en avoir un autre.
Et moi, ([ui ne sais pas plaider, vons Tarrez que je |i;triiiai cette cause-l;i.
(;af,'Oons, ma poule, que l'affaire est faite.
COLETTE, i^,,,,
,li.' nois qnc voici l'endroit de le regarder lendre-
■ vous entends, mon Aine-, ce regard-li ddcide; je iiiplie, je suis vainqueur. Mais faites doucement; ictoiie mctourdit, je m'c'f;are, la tt^le me tourne;
iaj^c7.-moi , je vous prie.