SCENE II. i3i
PLUTUS
Bon! bon! vous voilà toujours avec votre esprit pindarisé. Je parle net et clair, et outre cela mes ducats ont un style qui vaut bien celui de rAcadémie. Entendez-vous ?
APOLLON
Ah! je ne songeais pas à vos ducats^ ce sont effectivement de grands orateurs.
PLUTUS
Et qui épargnent bien des fleurs de rhétorique.
APOLLON
Je connais pourtant des femmes qu'ils nt persua^ deraient pas , et je viens , comme vous , voir ici une jolie personne auprès de qui je soupçonne que je ne serais rien, si je n'avais que cette ressource. Votre maîtresse sera peut-être de même.
PLUTUS
Qu elle soit comme elle voudra , je ne m*en embarrasse point. Avec de Targent j'ai tout ce qu'il me faut^ mais qu'est-ce que votre maîtresse à vous? Estelle veuve , fille , etc ?
APOLLON
C'est une fille '.
un 1I//0 de douairière, si ce n^est qu'on se géoe moine d'ordinaire avec une femme d'un âge mûr, et qu'on est moins dilEcile aTec elle SQr le choix des expressions qu'ayec une jeune iuge'nue.
' Oett unefiUe. Il faudrait : elle est fille. Apollon, qui fait lo délicat, devrait éviter une locution douteuse, souvent employée en mauvaise part, et qui tend mal sa pensée.
Oh! oh ! c'est li l'histoire de ma est aussi chez un oncle qui s'appelli
APOLLOW.
C'est cela même. Nous aimons do sei^earMutus?
PLUTUS
Ma foi , j'eo suis Ûché pour tous.
..... AI-OLLOH, riiBt.
Ah! ah! ah!
Vous riez , monsieur le faiseur de guisé en muguet, vous vous moque; de votre bel esprit et de vos cheveux
Franchement, vous n'êtes pas fait 1er un cœur.