‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 96 sur 315 · VAUDEVILLE · texte numérisé non relu

VAUDEVILLE

N'attendez pas qu'ici Ton tous révère.

Si Plutus n'est Totre dieu tutëlaire.

Sans son pouvoir.

Tout le savoir Qu^on peut avoir Ne peut valoir; Rien ne rëpond à notre espoir.

Le temps n'y peut rien faire* Mais quand on tient ce métal salutaire. Tout ce qu'on dit Charme et ravit, Tout réussit.

Chacun nous rit; Veut-on charge , honneurs ou crédit.

Un jour en fait l'affaire.

Tout ce qu'on dit , etc.

Mais si Toa joint Targent à la prit Le plus rétif.

Le plus tardif, Devient actif»

£xp<fditif; Tont marche , tout ci t attentif; Ud jour finit l'affaire.

Loin âe ces lieux , une tendre berg S'en tient au choix que son cœur h Fût-ce un Midas Pour les dncats , - S*ilneplaUpas, n perd ses pas.

De tooè Mt biens on ne fait cat; Le ièmps n*jr pènt rien htre.

De nos beantds la maxime est contrai FOt-ce un pâlot' , Un idioty Un mettre sot, Un otttogot'; '' 9û est pourra dNin 1m^ magot, Oti Jclur^énlt rafiWre.

de ces lieux, une riche hëriti^rt N'est point l'objet qu'un amant conai

DIVERTISSEMENT, 176

Sont de son coetir *

L^attrait vainqueur^ Ses feux ont toujours même ardeur; Le temps n*y peut rien faire.

De nos amans la maxime est contraire.

Bons revenus, Contrats, ëcus.

Sur les vertus Ont le dessus.

De tels nœuds sont bientôt rompus j Un jour en fait TafTaire.

Sans dépenser, c^est en vain qa^on espère De s^avancer au i^ays de Cylhère.

Mari jaloux.

Femme en courroux , Ferment sur nous Grille et vcrroux; Le chieu nous poursuit comme loups ; Le temps n'y peut rien faire.

Nais si Plutus entre dans le mjstére, Grille et ressort S'ouvrent d'abord , Le chien s'endort, Le mari sort , Femme et soubrette sont d'accord ; Un jour fiait l'affairé.

Tant que Philis eut un destiu prospère. Plus d^un amant lui dit d'un air sincère : Que vos' beaux jeux Sont gracieux!

L'Amour, pour eux , Fixe mes vœux ; Chaque instant redouble mes feux; Le temps n'y peut rien faire.

Dés que Plutus cessa de lui complaire ,

Trouve Jcs traits ignores du val^ On Tapplaudit , On le chérit j Grand et petit En font récit; Jamais Pouvrage ne périt; Le temps d*j peut rien faire.

Si Ton ne suit qu^une route ordini Le spectateur, ^

Fin connaisseur, G>ntre Tacteur, Est en rumeur; La pièce meurt malgré Fauteur Un jour finit Taflaire.

Fin DU TRIOKPBE DE PL

LE

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