ACTE IIÎ, SCÈNE VII
ne m'avertissiez -vous pas que vous m'attraperiez et que vous seriez ma maîtresse ?
FLAMINIA
M'avez -vous avertie que vous deviendriez monf -\ amant ?
AHLEQUIV.
Morbleu ! le devinais -je?
FLAMINIA
Vous étiez assez aimable pour le deviner.
ARLEQUIN
Ne nous reprochons rien-, s'il ne tient qu'à être aimable, vous avez plus de tort que moi.
FLAMIIflA.
Épousez -moi, j'y consens 5 mais il n'y a point de temps à perdre, et je crains qu'on ne vienne m'ordonner de sortir.
ARLEQUIN
Ah! je pars pour parler au prince. Ne dites pas à Silvia que je vous aime *, elle croirait que je suis dans mon tort , et vous savez que je suis innocent. Je ne ferai semblant de rien avec elle 5 je lui ^irai que c'est pour sa fortune que je la laisse là '. ^ "
FLAMINIA
Fort bien-, j'allais vous le conseiller.
' Oest pour sa fortune que je la laisse /a. H y a là une éqairoqae qu^U ëUit facile de pr^yenir , en mettant : Je ne la quitte que pour qu'elle soit plus heureuse.
▲RLSQUIN.
Attendez, et donnez -moi votre main que je la baise.... Qui est-ce qui aurait cru que j'y prendrais tant de plaisir? Cela me confond, (nton.) \^^