‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 5)Chapitre 168 sur 316 · ACTE IIÎ, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IIÎ, SCÈNE VII

ne m'avertissiez -vous pas que vous m'attraperiez et que vous seriez ma maîtresse ?

FLAMINIA

M'avez -vous avertie que vous deviendriez monf -\ amant ?

AHLEQUIV.

Morbleu ! le devinais -je?

FLAMINIA

Vous étiez assez aimable pour le deviner.

ARLEQUIN

Ne nous reprochons rien-, s'il ne tient qu'à être aimable, vous avez plus de tort que moi.

FLAMIIflA.

Épousez -moi, j'y consens 5 mais il n'y a point de temps à perdre, et je crains qu'on ne vienne m'ordonner de sortir.

ARLEQUIN

Ah! je pars pour parler au prince. Ne dites pas à Silvia que je vous aime *, elle croirait que je suis dans mon tort , et vous savez que je suis innocent. Je ne ferai semblant de rien avec elle 5 je lui ^irai que c'est pour sa fortune que je la laisse là '. ^ "

FLAMINIA

Fort bien-, j'allais vous le conseiller.

' Oest pour sa fortune que je la laisse /a. H y a là une éqairoqae qu^U ëUit facile de pr^yenir , en mettant : Je ne la quitte que pour qu'elle soit plus heureuse.

▲RLSQUIN.

Attendez, et donnez -moi votre main que je la baise.... Qui est-ce qui aurait cru que j'y prendrais tant de plaisir? Cela me confond, (nton.) \^^

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